D'ivoire et chair, les statues souffrent aussi

Marlene Monteiro Freitas

Saison15-16

FAITES-NOUS CONFIANCE!

PORTUGAL

1h20
Placement libre

Tarif A : 8&euro,

L'extravagante Marlène Monteiro Freitas invente un bal grotesque pour quatre danseurs et trois musiciens.
Dans cette oeuvre en bleu et en noir où se réinventent les mythes d'Orphée et Pygmalion, entre Monteverdi, Arcade Fire et Nina Simone, trois musiciens équipés de cymbales partagent l'espace avec quatre danseurs-chanteurs aux torses corsetés. Mi-ivoire, mi-chair, tous cherchent l'échappatoire à leur état bâtard. Entre l'animé et l'inanimé, les vivants et les morts, la chorégraphe joue de l'hybridité, rappelant que la transgression est affaire de désir et d'amour. Ce bal singulier, peuplé de pantins mécaniques ou de statues de pierre s'anime au son des percussions. Les musiciens, tantôt orchestre, tantôt poupées mécanisées, mènent la danse. Pour ce spectacle, Marlene Monteiro Freitas s'est nourrie du film réalisé en 1953 sur le thème de l'art nègre par Alain Resnais et Chris Marker : Les Statues meurent aussi. « J'ai travaillé sur la pétrification, la mort et, à l'opposé, l'animation, la mobilité, le vivant, dit-elle. » Danser l'immobilité, incarner la pierre dans son mouvement, autant de défis que la jeune femme s'offre ici avec une cinglante gourmandise.

À suivre : Omar Souleyman, à 21:30

Tarif D'ivoire et chair + Omar Souleyman : 10&euro,

Distribution

Choréographie Marlene Monteiro Freitas / Interprétation Marlene Monteiro Freitas, Andreas Merk, Betty Tchomanga, Lander Patrick, Cookie (percussion), Tomas Moital (percussion), Miguel Filipe (percussion) / Lumière et espace Yannick Fouassier / Musique live Cookie (percussion) / Édition et son Tiago Cerqueira / Recherche Joao Francisco Figueira, Marlene Monteiro Freitas.