Bonga

Angola

03 octobre
Arras
Musique

Salle à l’italienne
Durée : 1 h 30
Tarif B
Navette au départ de Douai à 19:45

Déjouant les frontières géographiques et musicales, Bonga est le chantre d’une africanité sublimée, la voix d’un Angola moderne et enfin apaisé. Incarnation vivante du semba, cette musique à la fois politique et nostalgique, il n’aime rien tant que faire danser les salles entières : immanquable !

Figure de proue de la musique angolaise, cet éternel émigré a vécu plusieurs vies et tutoie les étoiles depuis plus de quarante ans. Il n’aura en effet cessé de tanguer entre les cultures lusophones, au gré des exils et des rencontres. Après avoir quitté son pays d’origine à l’âge de 23 ans, il poursuit sa carrière sportive au Portugal (il fut champion du monde du 400 mètres), avant de fuir le régime salazariste en 1966, pour se réfugier aux Pays-Bas, puis en Belgique et en France. Après le succès phénoménal des albums Angola 72 et Angola 74 (ce second révéla notamment la chanson Sodade, qui vingt ans plus tard fit de Cesaria Evora la star que l’on sait), il enchaîne les tournées internationales. Tout aussi dansants que porteurs d’une revendication identitaire forte, ses albums plus récents parachèvent la légende d’une voix qui saisit l’auditeur d’un bout à l’autre de ses concerts. Ce n’est pas seulement par son exotisme ni parce qu’elle met les nerfs à vifs et les sentiments en vrac : c’est parce qu’elle est unique, abrasive, résistante à tout – une qualité appréciée par Bernard Lavilliers ou Gaël Faye, qui l’ont embauché pour de séduisants duos. Bonga est un habitué des tubes, et son public cosmopolite et de tous âges continue chaque soir d’entonner en chœur Lagrima No Canto Do Olho (Legendado) ou Mona Ki Ngi Xica, cet authentique classique de blues luso-africain. La promesse d’une soirée chaude comme un carnaval à Luanda.

 

Distribution

Chant, congas, dikanza Bonga
Guitare Bethino
Basse Hernani Pinto Lagrosse
Accordéon Ciro Lopes
Batterie Djipson