Angélique Kidjo

Bénin

12 juin 2020
Douai
Musique

Salle Malraux
Durée : 1h30
Tarif évènement
Placement libre
Assis / Debout
Navette au départ d’Arras à 19:30

Merveilleusement accompagnée d’un groupe de musiciens virtuoses, la diva africaine trois fois consacrée aux Grammy Awards rend un vibrant hommage à la reine de la salsa : Celia Cruz. D’une grande musicalité et débordante d’énergie, la dernière soirée de la saison s’annonce festive et engagée !

C’est un parcours d’une grande cohérence que poursuit Angélique Kidjo : celui d’une artiste féministe, militante (ambassadrice d’Amnesty International et missionnée par l’ONU) et présentée par le Guardian comme « l’une des cent femmes les plus inspirantes au monde ». Après avoir exploré les routes de la diaspora africaine via le Brésil, Cuba et les États-Unis, après s’être réapproprié l’héritage africain exploré avec talent par les Talking Heads dans l’album Remain in Light, la franco-béninoise s’attarde cette fois sur une icône de la musique latine : Celia Cruz. Il y a vingt ans, Angélique Kidjo croise la Reine Celia sur une scène parisienne, chante Quimbara à ses côtés : elle y entend sa voix percussive, à l’africaine, et reconnaît la structure musicale des tambours yoruba, identifie les noms des divinités communes à la sphère vaudou (Bénin, Nigéria, Brésil, Haïti et Cuba), où le régime marxiste n’a pas réussi à tuer la santeria. Il fallait alors trouver le point de croisement entre l’Afrique et les Amériques : ce sera la modernité. Le résultat est savant, séducteur, impressionnant. Profondément marquée par l’histoire de l’esclavage, Angélique Kidjo a rejoint la France en 1983 afin d’échapper au régime dictatorial de Matthieu Kérékou ; elle est l’héritière de l’opposante anti-apartheid Myriam Makeba et de la militante de la cause noire Nina Simone. Ce que consacre ainsi l’album Celia et la tournée qui l’accompagne, c’est une alliance de femmes libres et souveraines, que pressentait la diva cubaine et qui, quand elle croisait Angélique, l’interpellait d’un cri du cœur : « mi hermana negra ! » (ma sœur noire !)

Sur scène, Angélique Kidjo, aussi explosive que caméléon, africanise Celia Cruz et David Byrne, conjugue les rythmes noirs en mode symphonique avec punch ; et ne perd pas son franc-parler dans les dîners officiels, où les ministres redoutent son audace et sa liberté…
Télérama

Distribution

Voix Angélique Kidjo
Basse Michael Olatjua
Percussions Magatte Sow
Guitare Dominic James
Batterie Edgardo "Yayo" Serka
Clavier Thierry Vaton
Trombone Michael Joussei
Trompette Philippe Slominski
Saxophone Allen Hoist
Tour manager Christian Ulbrich
Ingénieur du son Boris Sanchi

Mentions

Production Les Visiteurs du soir